Essai Toyota Yaris Cross : à la croisée des chemins

Précurseur du SUV moderne avec le RAV4 en 1994 et de l’hybridation sur le segment B avec la Toyota Yaris en 2012, le constructeur Japonais Toyota combine ces deux héritages sous forme d’un SUV inédit, la Yaris Cross.

La Yaris a toujours connu des déclinaisons un peu plus familiales comme les Yaris Verso et Urban Cruiser, mais jamais elle n’avait connu de déclinaison SUV. C’est aujourd’hui chose faite avec un produit conçu majoritairement par les équipes européennes, notamment, celles du centre de style de Sophia Antipolis dans les Alpes-Maritimes, pour répondre au mieux aux besoins de la clientèle européenne. Cocorico, la Yaris Cross est assemblée en France dans l’usine Toyota de Valencienne.

Grâce à Edenauto Toyota Toulouse, je pars à la découverte de ce nouveau SUV hybride.

Un design repensé

Ce qui frappe en premier, c’est son design fort. Dès 2017, le PDG de Toyota disait, « stop aux voitures ennuyeuses ». Il a ainsi, mis plus de moyens dans le design pour le mettre sur le même pied d’égalité que la production. Aujourd’hui, toute la gamme en profite avec des voitures travaillées qui déclenchent plus d’émotions.

Pour la Yaris Cross, les designers ont reconduit le concept « compact et spacieux » issue de la citadine. Dans les faits, cela se traduit par un espace intérieur lumineux et pratique dans un gabarit compact, nécessaire pour le milieu urbain.

Les ingénieurs ont voulu réaliser une voiture en parfaite harmonie avec le style de vie actif d’un européen. Les équipes ont donc défini des mots-clés « robustesse » et « minimaliste », afin de concevoir une voiture « toujours en mouvement » qui soit « pratique, rapide et agile ». La Yaris Cross intègre les codes du SUV avec une garde au sol rehaussée de 25 mm, par rapport à une Yaris, et des jantes allant jusqu’à 18 pouces, logées dans des passages de roues prononcés rappelant le RAV4. D’ailleurs, la Yaris Cross est un peu la descendante spirituelle du premier RAV4 qui a initié la mode des SUV urbains branchés. 

Pour le reste, le style commence par une face avant massive accentuée par la calandre trapézoïdale. L’ensemble des phares placés aux extrémités du capot et des clignotants verticaux permettent, à la fois d’augmenter visuellement la largeur et la hauteur pour une impression de robustesse. À l’arrière, la filiation avec la Yaris est plus marquée en proposant un bandeau intégrant les feux, lui aussi placé en hauteur pour consolider l’aspect SUV. Les designers ont porté une attention particulière aux ailes avec un travail sur les volumes pour connecter visuellement l’avant et l’arrière. Le style est dans l’air du temps et je le trouve personnellement très juste. Il a en plus le mérite de garder une compacité et une allure profilée nécessaire pour consommer moins.

Sécurité et modernité

À l’intérieur, la parenté avec la Yaris est bien plus marquée en reprenant sa planche de bord. Seuls quelques éléments diffèrent, comme les compteurs. Dans l’ensemble, on retrouve les qualités de la Yaris, une planche de bord fonctionnelle et moderne dotée de la dernière interface multimédia « Toyota Smart Connect ». Néanmoins, il ne lésine pas sur les aspects pratiques avec de nombreux rangements, une banquette astucieuse rabattable en 40:20:40 et propose toutes les dernières technologies à la mode dès le premier niveau de finition, ce qui lui permet d’obtenir la note maximale de 5 étoiles au crash-test Euro NCAP (Système anti-collision, alerte de franchissement de ligne avec aide au maintien dans la voie, régulateur de vitesse adaptatif, gestion automatique des feux de route et lecture des panneaux de signalisation avec limiteur de vitesse et caméra de recul). À cela s’ajoute sur cette finition Trail, l’affichage tête haute, l’avertisseur d’angles morts, les aides au stationnement avant et arrière ainsi que les sièges chauffants. Le concept initial prend tout son sens avec un sentiment d’espace, aidé par la lumière venant du toit panoramique en option. Les nombreux réglages permettent de trouver sa position de conduite idéale permettant de dominer la route, assis confortablement. Sa compacité ne lui confère pas la meilleure habitabilité arrière, mais il compense par une bonne capacité de chargement avec un astucieux coffre à double plancher, disponible dès le deuxième niveau de finition sur les versions deux roues motrices.

0
0 à 100 km/h (s)
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Puissance (ch)
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Poids en marche (Kg)

Moteur hybride

Boîte à variation continue

4 roues motrices

L’expertise de l’hybride

Il ne faut pas l’oublier, la Yaris Cross est avant tout destinée à évoluer en milieu urbain et elle est réellement dans son élément dans les rues de Toulouse avec un très bon rayon de braquage. 

La motorisation hybride iconique, dont vous pouvez retrouver l’histoire ici, en est déjà à sa 4e génération. Inaugurée sur la Yaris, elle associe, ici, un moteur thermique trois cylindres 1.5 L de 92 ch à un ensemble électrique de 80 ch donnant une puissance cumulée de 116 ch.

Le moteur thermique fonctionne sur le principe du cycle Atkinson, inventé en 1882, qui utilise un taux de détente plus grand que celui de la compression. Dans les faits, cela permet d’avoir un meilleur rendement en limitant les frottements au détriment d’une puissance plus faible. Il est donc très pertinent dans le système hybride Toyota qui cherche à utiliser le meilleur du moteur thermique avec ici, un rendement intéressant de 40% permettant de moins consommer.

En ville, l’hybride est un atout essentiel avec une conduite souple et agréable. Le moteur thermique s’éteint à chaque arrêt et permet de profiter au choix du silence ou du système audio JBL à huit haut-parleurs en option (Pack Techno : chargeur smartphone à induction, hayon électrique et HiFi JBL). Le moteur se fait très discret en conduite coulée en prenant le relais à vitesse stabilisée. Les moteurs électriques jouent un rôle important sur les phases d’accélération et de décélération et restent, dans tous les cas actifs, pour atteindre une consommation record autour des 5.0 L au 100 km, ce qui est très bon en usage urbain pour un SUV. Dans les petites rues, la Yaris Cross est capable de passer en mode tout électrique jusqu’à 2 kilomètres environ. On s’amuse à regarder via le menu dédié le fonctionnement des différents flux d’énergie.

La vocation familiale de la Yaris Cross l’amène à sortir des villes pour rejoindre les routes de campagne et les autoroutes. Là où une voiture électrique s’arrête, la Yaris Cross continue en offrant à la fois une consommation très mesurée et la possibilité de faire le plein rapidement pour reprendre son voyage.

Si sur le papier les 116 ch paraissent faibles, notamment, face à la concurrence, les ingénieurs ont réglé le système hybride pour qu’il soit réactif dès les premiers tours de roue. L’aide du principal moteur électrique permet une réactivité suffisante pour se déplacer aux allures légales. On est surpris par les accélérations, il faut juste s’adapter au système de variation continue.

Le seul bémol, le moteur thermique devient plus sonore lors de fortes sollicitations. La conduite d’un véhicule hybride demande à son conducteur une adaptation de son style de conduite pour pouvoir profiter pleinement de l’agrément potentiel du véhicule. S’il ne fait pas ce choix, il pourra être dérouté par l’écart entre le régime moteur et l’accélération réelle demandée.

C’est parti pour l’aventure

En revanche, je ne m’attendais pas à grand-chose sur la route pour un SUV Hybride et j’ai été agréablement surpris. Vous êtes habitués sur le site à voir des voitures au caractère sportif qui adorent virevolter dans les virages. Bien sûr la Yaris Cross n’est pas une sportive et laisse cette carte-là, à la génialissime GR Yaris (lire l’essai), mais il faut avouer qu’elle reste étonnamment dynamique. La nouvelle plateforme TNGA-B abaisse le centre de gravité en plaçant les éléments lourds au plus bas et gagne en rigidité. Cela se ressent au volant et les réglages permettent un bon compromis entre confort et tenue de route. Il prend alors, un peu de roulis mais reste très bien maintenu dans les enchainements de virages avec un arrière qui suit sans broncher. Le train avant est assez direct et limite le sous-virage. On prend plaisir à passer les virages assez vite et la confiance règne derrière le volant grâce à un excellent calibrage des commandes. La direction assistée est parfaitement calibrée offrant une direction consistante ni trop ferme, ni trop légère. L’accélérateur est réactif et la commande de frein est ferme dès les premiers appuis, même si on sent un léger jeu lié au système de récupération d’énergie. L’ensemble est très convaincant pour un SUV de cette trempe.

On sent que le châssis est bien né, car il n’est jamais piégeur, même avec l’ESP déconnecté. Cette tenue de route peut aussi s’expliquer par son autre atout majeur dans son segment, la possibilité d’avoir 4 roues motrices en option. Ici, point de transmission intégrale mécanique. Fidèle à l’innovation, Toyota a incorporé un autre moteur électrique sur l’essieu arrière permettant de proposer une version 4 roues motrices sans malus. En temps normal, la Yaris Cross évolue en mode traction mais dès que les calculateurs détectent une perte d’adhérence, les roues arrière viennent en aide avec une répartition maximale de 40 – 60 jusqu’à 70 km/h. Cela lui permet d’avoir un comportement paré à toute épreuve, mais aussi de pouvoir s’aventurer hors des sentiers battus avec ses modes Trail (terre) et Snow (neige).

Un produit cohérent

La Yaris Cross est dans l’air du temps, en proposant un SUV Hybride urbain au design fort, qui répond à la soif d’aventure en pouvant évoluer par tout temps et par tout chemin, tout en respectant la nature avec sa faible consommation. L’équipe de développement a vu juste et semble répondre à tous les usages d’un citoyen européen, le tout Made In France !

Remerciements

Merci à la concession Toyota Edenauto Toulouse pour la découverte de ce SUV hybride.

Si vous voulez plus de renseignements, n’hésitez pas à les contacter : 

Design 

Consommation d’essence

Système hybride

Confort d’utilisation

Comportement routier

Version 4 roues motrices sans malus

Made In France !

Habitabilité arrière 

Quelques plastiques durs

70%
Degré de plaisir de conduite

Bielle & Piston,

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