ESSAI VW SCIROCCO GTS : UNE VERSION LIMITÉE

C’était avec impatience que j’attendais cet essai. Pouvoir me faire enfin, un avis sur une VW sportive. Je vous passe mon expérience pas folichonne avec une Golf 7 TDI dont j’ai trouvé le comportement routier insipide. Je voulais donc voir comment pouvait se comporter un modèle sport de la marque qui a créé le logo GTI.

Un modèle exclusif

Pour mon entrée en matière j’ai la chance d’essayer un modèle rare, la Scirocco GTS restylée. La première phase n’avait été distribuée qu’à 80 exemplaires pour notre pays et celle que nous avons aujourd’hui n’a été produite qu’à 50 exemplaires. C’est donc un honneur d’essayer un modèle peu diffusé et dont je n’avais jamais vu un seul exemplaire auparavant.

Néanmoins, cette version limitée ne vous dépayse pas réellement, c’est l’équivalent de la Golf GTI en version coupée. Nous retrouvons ainsi le 2,0 TSI de 220 ch qui a fait ses preuves. La version GTS se distingue d’une Scirocco classique notamment, par ses bandes qui courent au centre qui sont composées d’une partie matte transparente donnant un effet noir et de deux bandes rouges.

Un accastillage sportif est de la partie avec ses jolies jantes spécifiques (Norwich), la double sortie d’échappement, étriers rouges, un bouclier avant possédant plus de baguettes horizontales qu’à l’accoutumée ou encore le pare-chocs arrière qui reçoit des fausses prises d’air latérales permettant une meilleure assise visuelle.

Sinon pour le reste on retrouve le dessin caractéristique de la Scirocco, c’est-à-dire une auto trapue avec des anches bien marquées qui le sont encore plus depuis le restylage au niveau de la face arrière. Personnellement, je n’ai jamais accroché avec ce modèle mais dans cette version j’avoue l’aimer un peu plus !

Un intérieur trop sobre ?

Nous continuons le tour du propriétaire avec l’intérieur qui, malgré sa bonne finition, manque cruellement d’originalité, mais là aussi on n’est pas dépaysé. C’est (trop) sobre, fonctionnel et quelques éléments évoquent le côté sportif dont les surpiqûres rouges sur le volant, le frein à main et l’accoudoir central. Mention spéciale pour les manomètres et le chronomètre qui sont là pour faire joli car quand vous conduisez vous ne les regardez jamais… On retrouve l’affiliation avec la gamme GTI avec le fameux pommeau en forme de balle de golf, très agréable au toucher au demeurant, un pédalier en aluminium et des seuils de porte spécifiques. La recette se termine par une sellerie en tissu (le propriétaire n’a pas opté pour l’option cuir) qui reprend le motif des bandes extérieures.

C’est parti ! Le propriétaire prend le volant dans un premier temps et me montre le potentiel de l’auto : ça pousse fort et surtout ça accroche ! Après un passage à la pompe pour faire les réserves, il est temps pour moi de prendre le volant.

Contact ! Le son est très feutré pour ne pas dire quasiment inexistant, je suis un peu déçu… Sur les premiers kilomètres, je laisse le levier sur Drive, la boîte DSG6 se montre souple grâce à son double embrayage. Les rapports se passent sans presque les sentir, on a l’impression de conduire une voiture lambda. Trêve de plaisanteries, nous abordons des petites routes de campagne, il est temps de passer en mode manuel. Là je reconfirme ce que j’ai ressenti en passager, ça pousse et ça accroche.

De bonnes performances

Le moteur turbo vous gratifie d’une poussée linéaire dès 1500 tr/mn et commence à s’essouffler vers 5000 tr/mn pour s’éteindre à 6500 tr/mn. Les performances délivrées par ce bloc sont largement suffisantes pour se faire plaisir sur petite route, on ne ressent à aucun moment un manque de puissance. En mode manuel, la boîte réagit rapidement lorsque vous montez un rapport mais quand il s’agit de rétrograder il y a, par moments, de la latence dû au fait que la boîte se prépare toujours à passer un rapport supérieur et non pas inférieur.

Un petit aparté s’impose dans notre périple afin de profiter de quelques rayons de soleil pour s’arrêter devant une splendide maison recouverte de feuilles de vigne, l’occasion de prendre quelques clichés.

Là où j’ai été le plus surpris c’est par la tenue de route ! L’auto accroche malgré son châssis vieillissant de Golf V, que ce soit sur une grande boucle ou un petit lacet sur route dégradée, l’auto ne bronche pas et colle à la route ! C’est simple je n’ai pas pu mettre en défaut le grip latéral de l’auto sur le sec ! Mais le train avant peut se retrouver débordé par un excès de couple surtout entre la seconde et la troisième. Mais cela fait partie du charme des tractions, l’effet est encore plus amusant une fois la bride du contrôle de traction désactivée.

Ce chapitre enthousiasmant me rend triste aussi puisque mon objectif du jour n’est pas rempli… Je rappelle que je voulais me faire un avis sur une VW sportive. Vous allez me dire, tu en as une, qu’est-ce qu’il te faut de plus ? Eh bien, si la voiture accroche aussi bien c’est parce qu’elle est dotée de ressorts courts H&R qui abaissent la garde au sol de 35 mm et permet ainsi d’abaisser le centre de gravité et de maîtriser encore mieux le roulis ! Et comme si ça ne suffisait pas, la voiture dispose aussi d’un carénage sportif à l’avant … Ce n’est donc pas aujourd’hui que je me ferais un avis définitif sur une VW sportive !

Une dévoreuse de bitume

En attendant je ne boude pas mon plaisir d’avoir une ventouse entre les mains, et au détour d’une route sinueuse je dépose mon coéquipier pour qu’il puisse nous prendre quelques photos en dynamique. Et là je m’adonne à un va-et-vient sur une petite route aux virages serrés. La voiture est un rail, vous pouvez arriver fort dans un virage, elle ne vous prendra que rarement en traître. Et puis si par malheur, vous arrivez trop rapidement, le système de freinage sera votre meilleur allié tant il se révèle endurant et disposant d’un très bon mordant. Autre bon point !

Ce que j’apprécie sur une voiture, si ne vous le savez pas déjà, c’est une direction directe connectée à des trains roulants vous donnant le plus d’informations possible. Dans notre cas, la direction est directe comme je les aime, c’est peut-être dû au carénage… mais manque de remontées d’informations.

Ah j’allais oublier mon acolyte qui s’était planqué dans les buissons pour prendre les photos ! Une fois au chaud dans l’habitacle, il est temps de faire un dernier (grand) tour. La voiture s’est révélée assez confortable malgré ses ressorts spécifiques et enquille toutes les espèces de dos-d’âne que vous pouvez rencontrer. Les sièges disposent d’un bon maintien pour un usage routier même si ça ne sera pas suffisant pour un usage circuit, ce qui n’est pas sa réelle vocation.

N’est pas mélomane qui veut

Je finis sur une note assez négative, la sonorité ! L’échappement n’est pas assez libéré, il crépite un peu entre le passage de la première à la seconde, quelques fois dans les tours, mais le reste du temps il se fait assez discret. Quand on voit ce que peut donner le 4 cylindres de l’Alpine A110 (dont vous retrouvez la prise en main ici), je reste sur ma faim.

Ce qui m’amène aussi à dire que le Scirocco manque dans sa globalité de caractère, un supplément d’émotion serait le bienvenu ! Mais il faut remettre l’auto dans son contexte, le propriétaire l’utilise comme daily, et effectivement le son discret s’inscrit parfaitement dans cet usage au même titre que la boîte auto ou le confort de roulage.

Le partage avant tout

Je ressors de cet essai à la fois heureux, d’avoir pu partager notre passion automobile avec un propriétaire agréable qui nous a fait confiance en nous laissant entre les mains un modèle exclusif, mais aussi un peu déçu ne pas avoir pu me faire un avis sur une VW sportive. À charge de revanche !

Galerie complète : https://bielleetpistons.com/galerie-vw-scirocco-gts/

By Piston (texte) et Bielle (photos),

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