Essai Hyundai Kona Electric II : l’outsider qui séduit

L’aventure Kona chez Hyundai débute au Salon de Francfort de 2017. Remplaçant le minispace Hyundai iX20, le Kona fait son entrée sur le marché avec un design puissant et attrayant. Proposé dès 2018 avec diverses motorisations, dont l’hybride et l’électrique, le Kona connaît un succès certain, notamment en termes de conquête de nouveaux clients. Pour beaucoup, le Kona est leur première expérience avec la marque Hyundai, et sa version électrique représente souvent leur première incursion dans le domaine des voitures électriques. C’est un produit crucial pour la marque, qui a récemment été renouvelé en capitalisant sur ses points forts tout en corrigeant ses faiblesses. Grâce à Hyundai Toulouse Sud – Automobiles Delahaye, j’ai eu l’opportunité de découvrir cette deuxième génération dans sa version électrique.

Le design du Hyundai Kona : une identité marquante

Le style a été l’un des aspects qui ont particulièrement séduit de nombreux acheteurs de la première génération du Kona. Il se distinguait facilement de la concurrence. Face à une compétition de plus en plus féroce, les designers ont repris les éléments originaux tout en les peaufinant davantage. Les phares à double étage sont repris de manière symétrique à l’avant et à l’arrière, avec une touche plus technologique. La partie inférieure, équipée de LED, est accompagnée sur chaque face par une bande lumineuse « Seamless Horizon », lui conférant une présence futuriste la nuit (disponible dès le deuxième niveau de finition). Il est reconnaissable de loin ! Le thème pixel, d’abord introduit sur la gamme Ioniq, apparaît à l’intérieur de ces bandes et sur les catadioptres à l’arrière. Sur les flancs, les passages de roues marqués et taillés à la serpe rappellent le Tucson. Les lignes se croisent, s’imbriquent et disparaissent pour créer une identité forte et homogène. Que l’on apprécie ou non, le Kona affirme son style et démontre une réelle modernité qui reflète les récentes évolutions dans la précision des emboutissages. La version électrique diffère des versions thermiques au niveau du pare-chocs avant. La trappe de recharge est située à l’avant et la calandre disparaît pour un aspect plus épuré.

Personnellement, je préfère les jantes de 19 pouces, mais les 17 pouces de mon modèle offrent de meilleures performances et une meilleure autonomie – nous y reviendrons plus tard.

La vie à bord du Kona : un espace relaxant

Le Kona a considérablement grandi pour cette génération, avec une augmentation de plus de 15 cm en longueur et même de 2,5 cm en largeur, afin d’offrir une habitabilité supérieure, point faible de la première génération. Et c’est une réussite : l’espace à bord est royal, que ce soit à l’avant ou à l’arrière. Une famille de 4 personnes sera très largement à l’aise pour partir en voyage, d’autant plus avec la capacité du coffre qui a augmenté de 30% pour atteindre 466 litres. Le Kona facilite la vie de ses occupants avec une banquette arrière rabattable en 40/20/40, pratique pour transporter des objets longs. 

Les passagers arrière bénéficient de deux sorties d’aération (avec la finition Créative) ainsi que de deux ports USB-C, pratiques pour utiliser une tablette ou un téléphone – si l’on n’est pas sujet au mal des transports ! La version électrique bénéficie d’un petit coffre à l’avant de 27 L – un “frunk” dans le jargon automobile – idéal pour ranger les câbles de chargement et éviter de gaspiller de l’espace dans le coffre principal. Autre aspect pratique lié à l’électrique : la possibilité de recharger des appareils électriques soit sur la prise 230V située aux places arrière, soit à l’extérieur via un adaptateur externe V2L qui se branche sur la prise de recharge. Il ne reste plus qu’à planifier un pique-nique en pleine nature avec sa famille, sa glacière et son barbecue électrique.

À l’avant, la planche de bord mélange le passé et le futur. Le futur se manifeste avec une partie digitale inspirée de la gamme Ioniq, comprenant deux écrans de 12.3 pouces, de qualité, aux graphismes apaisants, aux menus clairs, réactifs et compatibles avec Apple CarPlay et Android Auto. Le passé est présent avec la multitude de boutons pour commander des fonctionnalités essentielles. C’est un choix délibéré de ne pas avoir opté pour un tableau de bord entièrement numérique, mais cela ne me déplaît pas. Merci à Hyundai d’avoir pensé à la facilité d’utilisation au quotidien. La qualité des matériaux autour du poste de conduite est très bonne, avec une mention spéciale pour la zone des boutons façon aluminium. Il faudra être un peu moins exigeant concernant la partie basse, où l’on trouve des plastiques plus bruts et fonctionnels.

Le Kona se met à la page sur le plan technologique et offre tout ce qu’on peut légitimement attendre d’une voiture en 2024. La connectivité à distance Blue Link est présente pour permettre de gérer la charge et la ventilation depuis son téléphone. Le service Hyundai Live est même inclus pour obtenir des informations sur le trafic en temps réel et les places de stationnement et bornes de recharge disponibles. Très pratique ! Les technologies de sécurité active Hyundai Smart-Sense sont nombreuses :

  • Un régulateur adaptatif qui s’ajuste en fonction de la vitesse annoncée et change de voie automatiquement.
  • Un assistant actif de maintien dans la voie.
  • Un détecteur de fatigue.
  • Un système anti-collision avant et arrière.

Ces systèmes sont bien calibrés dans leur gestion, mais se révèlent parfois un peu trop présents avec leurs alertes sonores régulières. Heureusement, ils peuvent être désactivés assez facilement, bien qu’il faille le faire à chaque démarrage, conformément aux normes de l’Union européenne. Si le Kona est déjà bien équipé de série, notre version en finition Créative enrichit davantage l’offre des équipements. Elle inclut notamment les sièges avant et le volant chauffants, le chargeur de téléphone sans fil, l’éclairage d’ambiance personnalisable en 64 couleurs, une belle sellerie cuir-tissu et des vitres arrière surteintées. Elle propose également le pack confort qui ajoute le hayon électrique, le chauffage par pompe à chaleur et la prise de charge chauffante pour limiter les pertes d’énergie.

0 à 100 km/h (s)
0
Puissance (ch)
0
Km (autonomie WLTP)
0
Poids en marche (Kg)
0
  • Moteurs synchrones

à aimants permanents

  • Boite à rapport

unique (réducteur)

  • Traction

La motorisation électrique du Hyundai Kona : un choix varié

Tout comme pour la première génération, le Kona Electric propose une gamme renouvelée avec deux niveaux de puissance. La version de base est équipée d’une batterie de 48 kWh et d’un moteur de 156 ch, réalisant le 0 à 100 km/h en 8,8 s, pour une autonomie estimée à 377 km. Quant à ma version, elle est dotée de la plus grande batterie de 65 kWh et d’un moteur de 217 ch, accomplissant le 0 à 100 km/h en 7,8 s avec les jantes de 17 pouces actuelles, et en 8,1 s avec les jantes de 19 pouces. Je vous présente alors la version « sport », qui offre une autonomie homologuée de 514 km.

 

Les batteries lithium-ion polymère, composées de nickel, de manganèse et de cobalt, sont fabriquées en Pologne et bénéficient d’une amélioration de 13 % par rapport à l’ancienne génération.

Concernant la recharge de cette dernière version, il faut compter 6 heures et 23 minutes pour passer de 10 à 100 % sur une borne 11 kW, et seulement 41 minutes pour une charge de 10 à 80 % sur les bornes rapides. Le Kona se situe dans la moyenne, mais reste limité par sa capacité à ne pas autoriser plus de 102 kW. Pour faciliter la recherche de stations de recharge, le constructeur a mis en place son application « Charge my Hyundai », qui recense plus de 90 000 bornes en France et jusqu’à 600 000 en Europe. Afin d’optimiser la charge, le Kona est équipé d’un planificateur de trajet avec pré-conditionnement de la batterie, permettant de la maintenir à une température optimale avant l’approche de la station de recharge, afin de gagner du temps.

Sur la route avec le Hyundai Kona : confort avant tout

Malgré ses performances annoncées dignes d’une petite GTI, le cahier des charges du Kona a été pensé autour du confort et du bien-être de ses occupants. Tout a été conçu dans cet esprit, en attendant peut-être une hypothétique version Kona N. La position de conduite est donc assez haute, même au réglage le plus bas, ce que je regrette. L’assise est confortable mais manque de maintien latéral. Cette disposition incite donc à une conduite apaisée, et c’est ce que recherche le Kona.

Pourtant, le châssis est très bien conçu et bien plus moderne que celui de certains de ses concurrents directs. Les batteries sont parfaitement intégrées au plancher, et l’essieu arrière bénéficie d’une suspension multibras, tandis que la concurrence utilise encore parfois une antique barre Panhard. L’amortissement est donc très bon, évitant tout rebondissement de la caisse à la descente d’un dos d’âne, par exemple, mais les réglages auraient mérité d’être un peu plus fermes pour mieux maintenir la caisse et ses 1773 kg dans les enchaînements de virages serrés. Le Kona prend un peu de roulis et n’aime pas être brusqué.

 

Malgré cela, la direction est bien calibrée, avec une excellente consistance, mais elle aurait mérité de dicter un train avant plus incisif. À l’accélération, les 217 ch sont bien présents et permettent de se sortir de toutes les situations avec facilité. Pour le confort de conduite, la puissance peut être limitée au début de chaque accélération pour éviter de faire patiner les pneus avant, qui sont seuls à transmettre la puissance. On ressent alors peu de remontée de couple dans le volant, ce qui est appréciable.

Au freinage, le poids, qui s’était fait oublier jusque-là, réapparaît, la voiture ayant tendance à s’écraser sur le train avant. Pour bénéficier d’une force supplémentaire, le Kona Electric est équipé du système de freinage régénératif, commandable sur 4 niveaux via les palettes derrière le volant, avec une fonction de roue libre et une fonction I-Pedal (une pédale) qui permet de conduire uniquement avec l’accélérateur. Pour éviter de perturber l’équilibre de la voiture, cette fonction ne doit être utilisée qu’en ville. On préférera le mode roue libre ou le premier niveau de sensibilité sur les routes départementales.

En ce qui concerne la consommation, le Kona peut se contenter de 15 à 16 kWh en cycle mixte avec une conduite légère, permettant ainsi une autonomie réelle de 400 à 450 km. Sur autoroute à 130 km/h, comptez plutôt 300 à 350 km d’autonomie, ce qui est très satisfaisant pour sa catégorie.

Le bilan du Kona Electric : des atouts pour séduire

Après ce voyage à bord de ce véritable tapis volant, il est temps de dresser un bilan. Le Kona Electric revient plus mature que jamais, avec une offre d’équipement intéressante, une habitabilité améliorée et un confort de conduite optimal. Avec son design distinctif, il se démarque et s’affirme, tout comme son compromis qui séduit, ainsi que sa garantie de 5 ans ou kilométrage illimité. Sa batterie, garantie 8 ans ou 160 000 km, offre la tranquillité d’esprit pour de nombreuses années, et sa fabrication en Europe (République Tchèque) lui permet de bénéficier des aides dédiées aux véhicules électrifiés. Il répond ainsi à toutes les attentes que l’on peut avoir d’un SUV urbain familial. Le succès est (normalement) assuré !

Remerciements

Merci à Automobile Delahaye pour la découverte de ce véhicule à succès. N’hésitez pas à les contacter si vous êtes intéressés par ce nouveau Kona : 

Confort 

Praticité 

Habitabilité

Design percutant

Châssis moderne

Poids 

Réglages du châssis pas vraiment dynamiques

75%
Degré de plaisir de conduite

Restez connectés

Abonnez-vous à ce blog par e-mail.

Avec son nouveau RX, Lexus n’oublie pas les amateurs de conduite grâce à un moteur performant et des technologies au service du dynamisme.

Lire la suite

Un SUV peut-il être sportif ?

Lire la suite