Il y a des catalogues qu’on feuillette avec le sourire, et d’autres qui donnent le vertige. Celui de la prochaine vente d’Enchères VO à Toulouse, le 14 novembre 2026, fait les deux à la fois. Deux Ferrari à moteur V12, une Audi R8 Spyder, une Maserati, des roadsters anglais, une Clio RS, une rare Smart et même un concept-car Peugeot : le programme s’annonce aussi éclectique que passionnant. Je vous emmène faire le tour de ces voitures de collection aux enchères.
Le 14 novembre 2026, Toulouse accueille une vente qui ne ressemble à aucune autre. Une vingtaine de véhicules sont proposés, des années 1950 aux années 2010. On y trouve des sportives italiennes, des cabriolets britanniques, un pick-up américain, des youngtimers françaises et quelques curiosités. Il y en a pour tous les budgets et pour tous les goûts.
Commençons par les stars, deux grands tourisme à moteur V12 avant, la formule que Maranello sait faire mieux que personne.
Avec 81 289 km au compteur, cette Ferrari 456M GTA de 2001 se présente en bleu nuit avec un intérieur crème, une association d’une rare classe. Lancée dans les années 1990, la 456 est un coupé 2+2 dessiné par Pininfarina, animé par un V12 de 5,5 litres d’environ 440 ch. La déclinaison GTA, à boîte automatique, en fait une routière hors pair : on avale les kilomètres en grande tenue, avec la sonorité d’un V12 en bande-son. C’est l’une des Ferrari les plus sous-estimées de sa génération, et sans doute l’une des plus intéressantes pour qui veut rouler plutôt que seulement exposer.
La Ferrari 612 Scaglietti de 2005 affiche 69 864 km, une robe bleue et un intérieur marron. Son nom rend hommage à Sergio Scaglietti, le carrossier historique de la marque. Elle repose sur une structure en aluminium et abrite un V12 de 5,7 litres développant 540 ch. Ce grand coupé à quatre vraies places, très pratique pour une Ferrari, est l’une des rares à permettre un road trip en famille sans compromis. Quant à son nom, il fait référence à la cylindrée nominale de 6 litres et aux 12 cylindres. À côté de la 456, on mesure l’évolution du V12 Ferrari en une génération.
Les amateurs de sensations fortes ont de quoi faire.
Présentée en 2001, la Maserati “ 4200 ” GT Spyder amorce un nouveau virage pour la marque. Dérivée de la 3200 GT, son design signé Giugiaro a été profondément retouché à l’arrière pour permettre une homologation aux USA, impossible auparavant à cause des feux boomerang de sa devancière. Sa carrosserie dite Spyder signifie non seulement une conduite cheveux au vent, mais également un empattement plus court de 220 mm, comme le voulait la tradition jusqu’ici.
Sous sa somptueuse robe, une nouvelle architecture transaxle et un moteur Ferrari font leur apparition. Le V8 4.2 atmosphérique diffère par son vilebrequin en croix, qui lui procure une sonorité magnifique. Les performances sont au rendez-vous pour cette GT : 390 ch, 451 Nm de couple et un 0 à 100 km/h en 5 secondes.
L’Audi R8 Spyder 5.2 V10 quattro de 2011 (99 650 km) joue la carte du spectaculaire, en noir mat avec un intérieur rouge. Son V10 atmosphérique de 5,2 litres, cousin de celui de la Lamborghini Gallardo, fait partie de ces moteurs qu’on ne reverra plus, à l’heure où l’électrification gagne partout du terrain. Découvrable, quatre roues motrices, boîte automatique : c’est une supercar utilisable au quotidien.
Plus classique, mais tout aussi charmante, l’Alfa Romeo Giulia de 1970 (61 976 km), en rappelle pourquoi les Italiens ont toujours su fabriquer des voitures qui donnent envie de prendre le volant. Une berline familiale dynamique qui vous fera vivre un bout de Dolce Vita.
Je garde un petit faible pour la Lancia Fulvia 1.3 S (1972), couleur aubergine, vendue « dans son jus » avec 66 141 km. Ces trois mots font rêver tous les amateurs de voitures d’origine. Présentée en 1963, la Fulvia est une traction à moteur V4 à angle très étroit, conçue par Antonio Fessia. Sa version Coupé, arrivée en 1965, est un chef-d’œuvre d’élégance, et la HF s’impose au Rallye Monte-Carlo 1972, année où Lancia remporte le championnat du monde des marques. La Fulvia est l’une des plus belles Lancia de l’histoire.
Les passionnés de britanniques ne seront pas en reste, avec une belle brochette de modèles qui racontent un demi-siècle d’automobile anglaise.
La Mercedes 280 SL (1976), grise avec son hard top, accuse 175 308 km, preuve que ces voitures sont faites pour rouler. Cette génération de SL (R107), dessinée par Bruno Sacco, est lancée en 1971 et restera 18 ans au catalogue. La 280 SL arrive en 1974 avec un six cylindres de 185 ch, plus abordable que les V8. Avec sa boîte manuelle à 4 rapports, c’est une version rare et recherchée. Un cabriolet intemporel qui vieillit aussi bien qu’un grand cru.
La Renault Clio II RS 2.0 16V de 2001 (109 127 km, bleue) est la digne héritière de la Clio Williams de 1993. Lancée en 2000, elle reprend l’esprit des petites sportives de Renault Sport avec un 2.0 16V de 172 ch, capable de dépasser les 215 km/h. Elle incarne la sportive française accessible, celle qu’on rêvait d’avoir sur son poster de chambre. Aujourd’hui, les exemplaires intacts se font rares : c’est le moment d’y penser.
De l’autre côté de l’Atlantique, le Chevrolet El Camino (1983), blanc, 94 583 km, fait figure de curiosité exotique. Apparu en 1959 pour répondre à la Ford Ranchero, ce coupé-pick-up repose sur une plateforme de berline Chevrolet. Cette génération, lancée en 1978, est plus compacte que les précédentes, avec des moteurs V6 ou V8 selon les versions. Un style très américain, idéal pour se faire remarquer.
C’est probablement la partie la plus originale du catalogue.
Aucune voiture n’est plus décalée que la Smart Crossblade. D’abord présentée comme un show-car, elle est finalement produite à seulement 2 000 exemplaires. Ni portes ni toit : on est plus proche du kart que de la citadine. Cet exemplaire de 2004 (21 290 km) est gris avec une décoration McLaren et des éléments Brabus, un clin d’œil au partenariat entre Mercedes et McLaren. Son petit trois cylindres turbo de 70 ch, préparé par Brabus, suffit à procurer des sensations fortes, cheveux au vent.
Le trois-roues de 1987 (26 486 km, rouge) s’inscrit dans la tradition des trois-roues à la Morgan, ces engins qui ont enchanté l’Angleterre dès les années 1900. Il est animé par un moteur de 2CV, la fameuse mécanique bicylindre à plat refroidie par air, qui a équipé la Citroën pendant plus de 40 ans. Un engin aussi simple qu’attachant, qui rappelle que la passion automobile passe aussi par l’amusement pur.
Le lot le plus insolite de la vente : une maquette du concept-car Peugeot Touareg 4×4, présenté au Mondial de l’automobile de Paris de 1996.
La Peugeot Touareg a été imaginée comme un véhicule de loisirs respectueux de l’environnement, avec une ambition : réconcilier automobile et nature.
Silencieux et dépourvu de rejets polluants en mode électrique, ce concept explorait une autre façon de concevoir la mobilité. Sa structure monocoque, réalisée en nid d’abeille et en fibre de carbone moulée sous vide, lui garantissait à la fois une grande rigidité et un poids contenu.
Sous sa carrosserie, le Touareg embarquait une motorisation électrique en position centrale, alimentée par des batteries nickel-métal hydrure. Pour prolonger son autonomie, un range extender prenait le relais : un petit groupe électrogène équipé d’un monocylindre quatre temps.
La transmission intégrale provenait de la Citroën AX 4×4, tandis que les trains avant et arrière bénéficiaient de suspensions indépendantes. Le freinage était confié à quatre freins à disque.
Le modèle présenté ici est une maquette à l’échelle 1:1, reproduisant le prototype imaginé par Peugeot.
Entreprise familiale, Enchères VO organise plusieurs ventes chaque mois à Toulouse, Bordeaux et Marseille, ainsi qu’en direct sur encheres-vo.com. Chaque véhicule fait l’objet d’un contrôle technique avant la vente, et les rapports sont consultables sur la fiche de chaque lot.
Les véhicules sont visibles en ligne et sur place, la veille de la vente ainsi que quelques heures avant le début des enchères. Vous pouvez enchérir en personne à Toulouse ou à distance depuis toute la France via le site d’Enchères VO.
Rendez-vous donc le 14 novembre 2026 à Toulouse pour une vente qui promet de belles surprises. Quelle voiture ferait le bonheur de votre garage ? Moi, je crois que ma liste de souhaits est déjà trop longue…
Good luck ! 😉
Si vous êtes intéressé par cette vente ou si vous cherchez une voiture d’occasion sérieuse, suivez les différents réseaux d’Enchères VO :
Découvrez l’histoire rocambolesque de Tanguy et son Interceptor, qui sort de six années de restauration. En collaboration avec Cars and Patelins.
À l’époque où les détails étaient omniprésents, avoir une Porsche (quasi) unique était possible.
