Essai Skoda Enyaq iV 80 : la niaque de bien faire

Présenté le 1er septembre 2020 et rejoignant dans la foulée la caravane du Tour de France, l’Enyaq est la réelle première Skoda à inaugurer la nouvelle ère de la mobilité électrique. Certes, il y a eu en 2019, la Skoda Citigo, mais celle-ci était confidentielle et n’arborait pas une robe 100% Skoda.

Derrière ce nom qui se finit en « Q » comme tous les SUV de la marque, mais qui commence par un E pour « électrique » et non par un K comme sur les versions thermiques, se cache du dialecte Irlandais « Enya » signifiant « source de vie ».

Une base commune, un design propre

Un nom bien trouvé pour un SUV qui se veut avant tout familial grâce à une excellente habitabilité et un coffre généreux (585 L).  Le constructeur a décidé d’y mettre les petits plats dans les grands en ayant une véritable voiture à la carte. Basé sur la plateforme du groupe VW, MEB, il est le cousin technique de l’ID4 et de l’Audi Q4 E-tron et propose sur notre marché trois niveaux de puissance – 50 (148 ch) – 60 (179 ch) et 80 (204 ch). Des versions quatre roues motrices avec un moteur sur l’essieu avant arriveront en fin d’année – 80 X (265 ch) et vRS (306 ch). Ensuite, pas moins de sept thèmes d’intérieur sont proposés avec leur propre personnalité (Studio, Loft, Lodge, Lounge, Suite, ecoSuite, Sportline) et 11 packs d’option.

S’il est intégré à la gamme des SUV, l’Envyaq détonne par son design à mi-chemin entre monospace et break surélevé dû à des contraintes aérodynamiques et techniques liés à la plateforme. Seuls quelques codes stylistiques le rattache à la gamme des franchiseurs avec des jantes allant jusqu’à 21 pouces comme sur notre modèle, une calandre verticale qui peut être illuminée et des protections en plastique au niveau inférieur sur la carrosserie. Il n’en est pas moins attirant et transcrit avec brio, les codes stylistiques du constructeur avec une touche d’élégance. Il fait robuste avec ses lignes tendues, j’aime vraiment la proposition et je la préfère à l’ID4 de chez VW. Question de goûts. L’intérieur reste dans une conception proche de celle des autres modèles de la marque et ne joue pas dans la différenciation comme son cousin allemand.

Le modèle de notre essai est richement doté. Il dispose de l’intérieur ecoSUITE qui se veut chic avec une ambiance biton noir / cognac très élégante tout en étant écoresponsable avec du cuir sans traitement chimique. L’ensemble est flatteur, bien fini sur les parties hautes. L’interface marie habilement, boutons physiques de raccourcis, boutons sensitifs pour l’ouverture du toit ouvrant ou encore le volume du son et l’aspect tactile avec un large écran de 13 pouces intuitif et rapide (10 pouces en entrée de gamme). L’affichage de la vitesse se fait aussi par un petit écran digital de 5,3 pouces sur toute la gamme.

Au niveau de la batterie, j’ai eu le droit au pack 80 qui amène une capacité de 82 kWh et une autonomie homologuée à 534 km. C’est dans cette version que l’Enyaq révèle ses qualités. Suffisamment puissant pour gommer son poids conséquent, de plus de deux tonnes, lors des accélérations (0 à 100 km/h en 8.6 s), tout en octroyant une autonomie digne d’intérêt pour une utilisation familiale et de loisir, si on opte pour un parcours extra-urbain / urbain. En effet, sur autoroute, l’autonomie descend à 350 km, ce qui peut faire juste. Sur mon parcours, mêlant ville et départementale j’ai consommé environ 23.4 kWh pour 100 km, tout en faisant régulièrement des grosses accélérations. En conduite plus douce, il est possible de descendre en dessous de 20 kWh. Comptez seulement 38 mn pour passer de 5 à 80% sur une borne de recharge rapide (125 kW). En revanche, il faudra 7h30 pour retrouver les batteries pleines sur une Wallbox 11 kW.

0
0 à 100 km/h (s)
0
Puissance (ch)
0
Couple (Nm)
0
Poids en marche (Kg)

Moteur électrique arrière

Propulsion

On retrouve les caractéristiques de l’électricité qui rend la conduite plus facile, douce et reposante. Doté d’une multitude d’aides à la conduite dernier cri (Freinage automatique d’urgence, aide au maintien dans la voie, régulateur adaptatif…) il ne reste plus beaucoup d’espace pour la conduite pure et dure. Mention spéciale pour l’affichage tête haute à réalité augmentée qui matérialise l’aiguillage du GPS par des flèches en 3D. Il indique aussi, une fois couplé à l’excellent régulateur adaptatif, la distance avec la voiture qui nous précède. On se sent comme dans un cocon grâce à une bonne insonorisation qui laisse quand même passer quelques bruits d’air dès qu’on dépasse les 100 km/h. La filtration de la route est plus que bonne avec un esprit tapis volant tant les routes les plus dégradées ne se ressentent presque pas. Etonnant vu le poids et la monte de pneus en 21 pouces. Plus étonnant encore, c’est qu’il ne démérite pas sur le réseau secondaire avec son centre de gravité abaissé, par les batteries dans le châssis. La caisse est bien maintenue même lors de gros appuis et la direction est assez directe, même si l’avant a tendance à s’écraser lors de freinages puissants et en entrée de courbe rapide. En revanche, le manque de ressenti et de remontées d’informations font qu’on diminue rapidement le rythme. Il n’a pas été conçu pour être chahuté et ne se révélera jamais piégeur en conduite paisible. Le châssis est vraiment bien né et il ne vous restera plus qu’à vous détendre dans ces beaux sièges larges, au bon maintien et profiter du silence qui règne à bord.

Les différents modes proposés (Eco, Confort, Normal, Sport, Individual), qui permettent de modifier la réponse à l’accélérateur et de raffermir un peu la direction, répondent à la majorité des situations et on se trouvera le plus souvent en mode Eco ou Confort pour profiter de la douceur de l’électrique. Si le poids ne s’était très peu fait ressentir jusque-là, c’est au freinage qu’on le ressent ce qui amène à activer quasiment systématiquement la fonction de freinage régénératif qui apporte un frein moteur puissant permettant de recharger les batteries. Il y a deux possibilités pour l’activer, soit se mettre en mode B (Brake) dès le départ, soit il faut choisir l’une des 3 intensités avec les palettes situées derrière le volant dans le traditionnel mode D (Drive). C’est clairement le jour et la nuit, quand il n’est pas activé la voiture a tendance à prendre de la vitesse avec l’inertie lorsqu’on relâche la pédale d’accélérateur.

Un produit homogène

Ainsi, au-delà de la configuration, l’Enyaq propose aussi une conduite à la carte et se montre, sous bien des aspects, comme juste. Bien né, il apparaît comme un produit abouti qui saura répondre à de nombreux besoins, notamment familiaux. Une bonne voiture qui transpose les qualités de la marque tchèque, à la mobilité électrique, et ce même dans les tarifs en étant moins cher que son confrère.

Remerciements

Merci infiniment à Skoda Sud Auto Emotion pour le prêt et leur confiance.

N’hésitez pas à faire un tour sur leur site et leurs réseaux si le modèle vous intéresse :

Design 

Finitions

Prestations routières

Confort

Poids 

Freinage 

Autonomie sur autoroute 

Réseau de recharge 

75%
Degré de plaisir de conduite

Bielle & Piston,

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