PRISE EN MAIN ALPINE A110

Vous connaissez sans doute le slogan « Light is right » d’un certain Colin Chapman. En 1955, ce slogan a traversé la Manche pour venir s’installer dans un garage du XVIIIe arrondissement de la capitale française, appartenant à un certain Jean Rédélé et qui vit la naissance de l’Alpine A106. Sans retracer toute l’histoire de cette fabuleuse marque, comment ne pas évoquer celle que tout le monde connaît, celle qui a donné sa renommée à la marque, l’Alpine A110 appelée aussi « Berlinette ». Cette auto qui était conçue pour le rallye de part son agilité et sa légèreté a finalement été sacrée championne du monde des rallyes en 1973, soit l’année même de la création de ce championnat. Aujourd’hui c’est ce modèle qui nous intéresse car la Berlinette a été le benchmark pour la résurrection d’Alpine.

Après sa disparition en 1995, la marque a laissé sur le carreau des milliers de passionnés qui, désormais, ne rêvaient plus que d’une chose, voir une nouvelle Alpine ! Depuis la disparition de la marque, l’idée d’une renaissance était toujours en filigrane et il se murmure même que l’affreuse Renault Wind aurait pu être la nouvelle Alpine. Le temps passe et arrive l’année 2012, date du 50eme anniversaire de l’A110. Outre le concept car A110-50, l’an 2012 voit le lancement de la société Automobiles Alpine. A partir de là, commence une longue traversée du désert qui finit par aboutir à la présentation en 2017 au Salon de Genève, de la version définitive de la nouvelle A110 !

Crédit photo :
Romain Bresadola pour The Automobilist
https://theautomobilists.fr/

Cette présentation fut un déclic pour moi car, même si je connaissais déjà les différents modèles de la marque, cette révélation m’a poussé à approfondir mes connaissances, à m’intéresser plus amplement à la marque. Ainsi dès que j’ai appris que Toulouse avait été choisie comme l’une des 19 villes pour accueillir une concession, j’ai scruté le jour où celle-ci ouvrirait. Lors de sa découverte en statique j’ai été subjugué par le travail des designers qui ont su réinterprété de façon moderne le dessin de l’A110 classique. On a face à nous une voiture qui reprend la forme générale et surtout les gimmicks caractéristiques tels que les phares avant, le capot ou encore le vitrage. Cette extérieur qui fleure bon le néo-rétro s’accompagne d’un intérieur tout aussi réussi, avec mention spéciale pour les sublimes baquets, le volant, les compteurs et la console centrale sculptée. Néanmoins, on aurait pu préférer des commandes de clim, d’autoradio, des commodos spécifiques et non repris de chez Renault mais il faut savoir que c’est dans l’esprit d’Alpine de reprendre des éléments de grande série. Les différents modèles ont toujours eu un lien fort avec les modèles Renault. Aussi, il faut raisonner économiquement et penser que l’Alpine ne serait peut être pas là sans ces commodos. Personnellement, cela ne me gène pas je préfère avoir un commande de Clio et avoir une voiture avec sa propre architecture qui pousse la légèreté dans ses moindres détails comme avec les haut-parleurs Focale en lin et ce d’autant plus que c’est une voiture qui est faite pour être conduite, c’est-à-dire se concentrer sur la route et sur rien d’autre !

Justement, le jour tant attendu arriva, c’était un matin de juin où j’ai pu prendre place derrière le volant d’une Alpine A110 PE noir,e grâce à la formidable équipe commerciale de la concession.

PE pour Première Edition : version de lancement limitée à 1955 exemplaires en rappel à l’année de naissance de la marque.

Plutôt que de parler d’un essai, il est préférable de parler de mise en bouche tant la prise en main fut courte. Néanmoins, je n’ai pas boudé mon plaisir et après avoir enclenché le mode sport et le mode manuel pour la commande de boite, j’ai pu retrouver les différentes qualités que j’avais pu lire dans la presse. Les maîtres-mots sont agilité, précision et légèreté. Et oui, ces qualificatifs se retrouvent grâce à un mariage excellent entre suspension assez souple pour ne pas être cassante au quotidien, une direction qui suit au pied de la lettre vos envies, une architecture propulsion et un châssis tout en aluminium spécifique à cette Alpine permettant d’atteindre 1103 Kg avec les pleins. A l’heure où la moindre compacte avoisine ou dépasse allègrement les 300ch, ce poids permet de se contenter de « seulement » 252ch tirés d’un nouveau 4 cylindres 1,8L de chez Renault. Ce moteur est largement suffisant pour se faire plaisir et les montées en régime se font bien sentir. Lorsque vous écrasez la pédale de droite, l’avant de la voiture se lève, les rapports de vitesse s’enchaînent, grâce à la très bonne boite double embrayage EDC, et le moteur délivre une superbe sonorité agrémentée de déflagration lors des passages et rétrogradages des rapports. Cette sonorité m’a réellement marqué car c’est la première fois depuis quelques années que j’entends une petite sportive française chanter aussi bien !

C’est donc tout réjoui que je suis sorti de cette prise en main avec un goût de pas assez et surtout avec une réelle impatience de voir l’avenir de ce modèle et de cette marque. Une version boite mécanique ? Des versions plus radicales ? Un cabriolet ? Un coupé 4 portes ? Vivement la suite de cette histoire ô combien captivante !

Une version de 300ch a été annoncée pour fin 2019.

Je tiens à remercier l’équipe commerciale de la concession Alpine de Toulouse pour cet essai. Adresse : 75 Avenue des Etats-Unis 31 000 Toulouse.

By Piston,

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